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Verone MANKOU
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Être, ou ne pas être e-commerçant.
A l'heure où le pouvoir d’achat est constamment mis sur le devant de la scène, le
portefeuille et les cabas ont déjà amené de nombreuses entreprises, indépendants,
ou tout autre type de commerçants dont les revenus sont faibles ou améliorables à
se poser cette unique question :
Vendre sur internet, est il aujourd’hui un besoin, un devoir ou accessoire ?
Les entreprises arrivent elles vraiment à dégager des bénéfices de la vente de leurs
produits via internet. Ouvrir son commerce au monde magique qu'est l’internet est
il un risque pour quelqu'un qui ne dispose pas d’une bonne vieille boutique de
façade, ou vaut-il mieux pour lui investir dans le bon vieux commerce de façade.
Aujourd'hui, lancer un commerce électronique d'envergure demande beaucoup de
temps et d'argent, ce qui n'empêche pas bon nombre de commerçants à se lancer
dans l'aventure du commerce en ligne. Cependant, combien d'entre eux n'ont pas
abandonné face à la difficulté d'atteindre leurs objectifs après même pas une année
de lutte pour leur présence sur internet.
A qui la faute ?
A eux, bien évidemment... Si lancer une boutique internet d'envergure demande de
l'argent (beaucoup d’argent), et du temps (beaucoup de temps), il reste encore
beaucoup de places sur le web pour des petites enseignes qui ont décidé d'être
innovatrices, ou bénéficient simplement déjà d'un commerce de proximité.
Dernièrement sur mon blog e-commerce, je présentais ma dernière trouvaille, une
boutique proposant depuis quelques mois de vendre du vin kascher sur internet.
Un pionnier puisque ce secteur est actuellement un secteur vide ! Je suis d'ores et
déjà persuadé de son prochain succès.
Sur le web il existe des dizaines de solutions gratuites ou payantes vous permettant
de lancer un site e-commerce en quelques clics seulement et ce à moindre coût (une cinquantaine d’euros par mois). Ou encore des prestataires et autres agences
prêtes à vous aider dans votre projet, pour des frais plus importants, mais toujours
très raisonnables. La répartition des coûts étant appliquée à tous les commerçants
de la plateforme et non à un seul. La communauté française est également propice
à aider financièrement sous conditions certaines PME sur présentation de factures.
Maintenant, beaucoup pensent qu'il suffit d'ouvrir un site internet, d'en faire une
vitrine, et de demander à Google et les autres moteurs de recherche de la visiter et
de l'indexer pour commencer à vendre des centaines de leurs produits de part le
monde. Certes, c'est bien joli, mais malheureusement cela ne marche pas comme
ça (Si c’était le cas, croyez moi je serais pas ici, mais au soleil & ça se saurait !).
Ils ne sont pas les premiers, ni les derniers à vouloir entreprendre cette aventure,
vous par exemple qui me lisez, peux être avez-vous comme objectif de commencer
prochainement à vendre sur internet ?
Il faudra donc vous partager le monde, avec vos concurrents. De fait, cela ne se fera
pas du jour au lendemain, mais bien de semaines en semaines et de mois en mois.
Le tout armé d'une patience de fer. Il faudra innover avec des techniques nouvelles,
et accrocheuse, « faire du buzz », faire en sorte que le web parle de vous. Que des
milliers de bloggeurs sur les millions que compte la planète trouve en votre site une
nouvelle star à présenter à leurs lecteurs.
Les commerçants qui mettent la clé de leur site web sous le paillasson sont les ecommerçants
qui ont cru faire fortune grâce au web. Qui ont cru que si Google
générait des millions de dollars en quelques clics de souris, ils pourraient
facilement en faire de même. Que si cDiscount fait des centaines de ventes par
jours, il y arrivera aussi... et tout cela, toujours avec quelques clics de souris, et
l'investissement d'un nom de domaine avec une connexion internet. Qui ont pu
croire dur comme fer, que le web serait leur principale source de revenus (jacuzzi,
piscine, Rolls Roys, et j’en passe). A moi la fortune ;)
Les moteurs de recherche demandent du temps afin de faire confiance à votre
boutique, et pendant ce temps la, ils risquent grandement de ne pas vous envoyer
des masses et des masses de trafic comme ils peuvent le faire avec Rueducommerce
ou Discounteo pour ne citer que ces deux dinosaures du secteur.
Mettez vous à la place des moteurs, pensez vous qu’avec la centaine de boutiques
qui ouvrent chaque jour sur le secteur francophone et les milliers qui ferment après
même pas 6 mois ou 1 an... (soit éphémère dans le temps « produit spécial pékin
2008 », soit éphémère pour toutes les raisons discutées ci-dessus) vous puissiez
aisément venir positionner ceux-ci devant toutes celles qui travaillent sur leur
positionnement depuis quelques années déjà sur des requêtes bien précises...
De nombreuses enseignes proposent en revanche une quantité d'outils et d'offres
pour acheminer du trafic ciblé et qualifié sur vos boutiques. Et ce grâce au réseau
de sites que comptent leurs affiliés. Et franchement ? Pensez-vous que ces activités
soient bénévoles ? Bien sur que non ;) Comme pour un commerce, il est question de
marketing, et croyez moi, une bonne campagne marketing à un prix.
Que ce soit la personne qui développe son site d'information sur le secteur d’activité
qui vous intéresse, que ce soit l’enseigne proposant au développeur & au
commerçant la mise en relation de leurs sites respectifs, ou encore les développeurs
de la société qui propose ces services d’échange de procédés…
Soyez sur, qu’ils ne travailleront pas pour les roubignoles du Pape.
Eux comme moi n’avons pas encore les moyens de transformer le « Tchat » en « or » !
Pour conclure :
Faire son nid sur le web, c’est toujours faisable, mais cela demande un minimum
d’investissement, en temps et en argent. Surtout aujourd'hui, lorsqu'on sait que sur
le web l’offre progresse plus vite que la demande. (ouvrir un commerce web, c'est
comme ouvrir une commerce de rue...) (Même point de vue stock ;))
Un e-commerçant qui débute doit donc généralement être capable d’assurer ses
revenus par ses propres moyens, et ce en dehors de son commerce web qui les
premiers mois ou années de son lancement ne sera probablement pas rentable.
La possession donc d’un commerce de rue stable qui lui permettra de vivre avec son
commerce, ou un poste stable dans une entreprise est à prévoir !
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Votre réflexion permettra peut-être à un certain nombre de gens de prendre conscience que le e-commerce est bien une activité professionnelle à part entière, qui demande du temps (et du travail !), un investissement et un savoir-faire.
Normalement, une agence web sérieuse et compétente devrait être en mesure d'accompagner le futur e-commerçant vers la réussite de son projet.
Choisissez donc bien votre prestataire internet avant de vous lancer...